Lettre de Poilus

Publié le par classe 3°6 collège boris vian

Ma chère épouse A l'arrière plan,10 février 1916

 

Ici les combats font rage. Dans les tranchées tout est terrible, tous les amis et la famille sont morts ou blessés devant moi. Je n'arrive pas à survivre. C'est comme si j'étais déjà mort. Je ferais tout pour vous revoir, toi et mon fils adoré. Si un jour je ne suis plus là, je confie mon rôle de prendre soin de toi à mon très chère fils, Jules. Je me souviens encore quand je me levais le matin pour tournés le four de chocolat tout chaud ! Et qu'à chaque fois je t'en rapportais.... J'aimerais tellement ressentir cette sensation de bonheur. Et notre petit fils Jules, va-t-il bien ? J'espère que oui, embrasse le de ma part et dit lui que je l'aime fort. Quand je reviendrais j'aimerais fêter nos trois ans de mariage avec toi; Si je ne reviens pas, je souhaite que lui prenne soin de toi et que toi tu prenne soin de lui, restait toujours liés et si jamais je ne reviens pas, remarie toi avec quelqu'un de bien et qui veillera sur toi. Je voudrais te raconté les horreurs que j'ai peut voir ces derniers mois, avec les la boue, les rats et les poux qui nous dévorent jour et nuit. Sans oublier les bombardements, chaque seconde j'ai peur de mourir ou d'être blessé. Mais de temps en temps je me dis qu'il vaut mieux mourir que de souffrir comme je souffre actuellement. Si un jour je pouvais partir pour vivre avec toi, je le ferais. Un ami m'a dit que si je veux aller à l'arrière, il fallait avoir une fine-blessure.

 

J'ai écouté mon ami car la guerre est trop dure et que je veux te revoir et vous me manquez tous les deux. Et un jour, ce n'était pas le jour où je voulais partir mais le destin qu'il l'a fait lui même. Enfait avec un de mes cousins pas proche nous avons couru d'une tranchée à une autre et entre les deux un obus lui est tombé dessus donc il est mort directement devant mes yeux, ceci me marquera a vie. Et moi, j'ai eu juste une blessure sur la jambe droite. Du coup, je vais bientôt passer a l'arrière et je vais pouvoir être enfin soulagé car la guerre est horrible et que malheureusement je ne pourrais y rester que deux mois Alors pendant ces deux mois je te verrais. Mais tout le monde me dit que je suis un lâche, et que en revenant il ne faudra pas que je me plaigne car eux ils ont tenus longtemps et ils me disent : « nous nous sommes des hommes, des vrais et pas toi.»

 

Bon à bientôt je l'espère fort. Peut -tu me joindre dans ta réponse une photo de toi et de mon fils Jules.

 

Je t'embrasse très fort ton Jacques qui t'aime plus que tout.

 

 

 

jacques

Laurine et Julie

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