Lettre de Poilus

Publié le par classe 3°6 collège boris vian

Le 16 Avril 1915,

à la tranchée de l'ordonne à champagne

 

 

 

Ma chère Pierrette,

 

Je t'écris cette lettre pour te donner de mes nouvelles qui ne sont pas bien gaies mise à part une.

En ce moment, tout tourne mal; quatre de mes amis sont morts.

J'ai beaucoup souffert en leur absence, avec eux on pensait moins à notre vie au front.

La boue : quelle horreur il y en a de partout dans nos vêtements, dans nos souliers.

Les puces et les poux, nous grattent, on entend des picotement dans nos têtes.

Les rats grignotent tout ce qu'il nous reste, on les entends sauter, courir, le pire c'est la nuit, quand les lumières s'éteignent.

Tellement ont souffrent, impossible de fermer l'oeil.

Comme tu le sais déjà, on dort par terre tous ensemble.

L'hygiène par contre n'y est pas !

Les gaz toxiques sont là eux aussi.

Les hommes se mettent à terre et roule, ils toussent, vomissent et crachent du sang.

Puis une terrible odeurs entrais dans nos narines, elle nous envahissent.

Les bombardements, nous anéantisse.

Ils y en a partout qui vienne avec le bruit que l'on entend même plus : cela dois être l'habitude.

Pour manger on doit se battre avec les obus la nuit, c'est horrible.

On mange un repas par jour, on meurt de faim et mon ventre gargouille sans cesse.

Je me suis blessé lors d'une bataille, il y a trois jours on m'a bousculé dans les barbelés , j'ai hurlé de l'idée de mourir sans le revoir.

Je tirais de toutes mes forces j'ai même cru que ma main allait s'arracher.

Un obus a éclaté juste à côté de moi, un homme qui était dans le même embarra

que moi est mort à cause de l'obus.

Heureusement que mes compagnons sont venus me secourir au moment où je voyais la mort venir en moi.

J'ai ressenti une douleur inexplicable.

Alors quelle réjouissance lorsqu'il m'ont sorti de là.

Ce qui me tue encore plus, c 'est ton absence, l'odeur de tes pâtisseries que tu a fais dans notre boulangerie, la bonne odeur du pain, moi et toi heureux dans ce que l'ont faisait mais t'inquiète pas je rentre à la maison mon amour.

Je vais pouvoir embrasser tes lèvres rouges comme le sang, toucher tes cheveux noirs comme le charbon, caresser sans cesse ta peau douce, passer des nuits avec toi rien que toi et moi.

A mon retour, je te ferrais ma demande en mariage.

Je t'embrasse bien fort. Je t'aime.

 

Ton mari, Pierre

Isabelle et Séverine

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