Lettre de Poilus

Publié le par classe 3°6 collège boris vian

Verdun,le 2 décembre1915



Ma tendre épouse,


le 2 décembre 1915 dans la 6 ème tranchée. Je vous écris ces quelques lignes , et prie Dieu qu'elle vous parvienne pour vous expliquer ma situation.

Ce matin , un soldat de la tranchée adversaire a réussi a me tirer dans la rate avec son calibre e-840 . J'ai senti mon coeur battre de plus en plus vite. Une équipe d'infirmiers m'a transporter a l'arrière . SALOPERIE DE BOCH!!! Je me suis réveiller et seule l'envie de vous écrire me tiens éveiller. Vous pourrez croire en la lisant que cela m'est douloureux , mais je suis en partie soulager d'avoir quitter cet enfer. Je vous explique:

Chaque matin, cinq heures , seule le bruit de nombreux tirs parvient a me réveiller . Je souffre , comme tous le monde ici d'ailleurs. Je souffre de n'avoir de mes journées que le but de tuer, de voir tous ces soldats , se mutiler en espérant grâce a cela revoir leur famille mais seule la mort jugé par les commandent les attendent; de tout ces tics et poux, qui nous dévorent durant notre court sommeil. De toutes cette boue qui nous arrivent aux hanches et cette nourriture, une soupe au pomme servi une fois par jour. Autant te dire que nous crevons de faim. Et notre hygiène, pas assez d'eau pour nous laver ou nous raser. Nous sommes en décembre et les soldats se plaignent du froid et de ne pas avoir le plaisir de passer Noël en famille.

Les médecins m'annoncent que je ne pourrais plus manger normalement. Si c'est le prix a payer pour être a vos côté, je m'en fiche. Seule la pensé de votre silhouette parfaite me fait tenir. Je me sens soulagé de savoir que vous m'attendez. Je rentrerais bientôt avec pour seule ambition, avoir de nombreux enfants avec vous. Je me languis de vous revoir très vite!!!

Je vous aime... Le soldats F.Keyn



CORALIE DIEZ ET MARINE SOARES

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